Il y a des jours comme cà, où l'on n'a envie de rien, où l'on n'est rien. Des jours, où on maudit la vie tout en la suppliant d'être plus clémente, moins
garce.
Ces jours-là, l'on se demande où est passée la putain d'étoile qui devait briller au-dessus de notre tête, de notre route.
Des jours, où l'on se recroqueville dans notre lit, pour essayer de dormir, malgré le boucan dans notre tête.
Ces jours, qui nous condamnent à errer entre quatre murs, lumières allumées, histoire de repousser le noir qui nous fait peur.
Des jours, où l'on est persuadé que l'on va crever, sans que notre nom puisse briller, et que l'anonymat aura notre peau que l'on défend tant.
Ces jours, où l'on traine notre carcasse entamée par les corbeaux du temps, et que l'on se force à vivre...un minimum.
Des jours, où la douleur est telle, qu'elle bouffe toutes les larmes et que c'est notre âme qui pleure, qui souffre.
Les jours, où l'envie de crier est un stade dépassé, et que c'est le silence qui nous confère du répit.
Ces jours-là, j'ai peur du monde. J'ai peur de vous, de moi, de...de...
Ces jours, le soleil ne m'éblouie pas, et l'espoir ne me secoue pas.
Des jours, où je ne vois rien, je ne sens rien et n'imagine rien.
Ce genre de journée que l'on déteste et que l'on à tous connu une fois. Beau texte.
Commentaire n°1
posté par
Marine
le 03/10/2008 à 21h23
De manière fort crasse, je me permets de vous faire de la pub pour mon propre blog, qui publie également quelques textes de mon cru - sans oublier une modeste chronique littéraire.
Si le coeur vous en dit: http://fattorius.over-blog.com
Et pour ma part, je prendrai le temps de vous lire plus avant prochainement. Merci de faire partager vos textes!
Commentaire n°3
posté par
enriqueta
le 28/07/2008 à 10h32
Bonjour,
En effet il y a des jours où le néant fait la nique à la mort.
Belle évocation.
Allez un p'tit sourire pour redonner des couleurs à la vie.
Cordialement
Robert
Commentaire n°4
posté par
Robert
le 25/07/2008 à 20h31